Réponse à Julien Uyttendaele : non, la prohibition du cannabis n’est pas “libérale” !

Réponse à Julien Uyttendaele : non, la prohibition du cannabis n’est pas “libérale” !

 

Récemment, dans une carte blanche parue sur le site Internet du Soir, Julien Uyttendaele, député socialiste du Parlement régional bruxellois, s’exprimait sur le thème du cannabis, profitant de la tribune qui lui était offerte pour commettre moult erreurs et approximations.

 

En tant qu’ardents défenseurs de la liberté, et donc premiers opposants au socialisme, nous estimons important de rectifier celles-ci, afin que le public ne soit pas trompé par les amalgames du jeune propagandiste, dont nous ignorons s’ils sont dictés par la mauvaise foi ou le manque de culture libérale. Le libertarianisme, dans la plus pure lignée du libéralisme, non seulement est défavorable à la prohibition des drogues, mais apporte en outre la meilleure des réponses aux problèmes que celles-ci provoquent dans notre société.

 

Nous estimons que l’être humain doit pouvoir interagir librement avec ses semblables, sans que l’État ne se mêle desdites interactions entre individus libres et consentants. Pourquoi ? Parce que, selon nous, il n’y a pas de crime sans victime.

 

Or, la prohibition en vigueur actuellement est bien le fait de lois étatiques, tout comme la restriction du choix du consommateur en matière de semence ou de lieu d’achat de son produit.

 

Une libéralisation du commerce de cannabis sera une grande victoire sur de nombreux plans.

 

Tout d’abord, elle assainira le marché économique et le rendra plus florissant. Une ouverture à la concurrence, qui est source de diversité et de respect des choix de chacun, fera baisser les prix et permettra la vente d’une plus grande diversité de cannabis, à la plus grande satisfaction du consommateur.


Celui-ci pourra librement choisir sa filière de consommation. Certains opteront pour la qualité industrielle, d’autres pour la biologique. Certains préfèreront l’acheter dans une pharmacie, d’aucuns se rendront dans un coffee shop ou dans un cannabis social club, quand d’autres, pourquoi pas, l’achèteront par le biais d’une application du style Uber… Après avoir commandé son repas sur UberEats, pourquoi ne pourrait-on pas commander et se faire livrer sa Super Silver Haze à domicile via UberWeed ?

 

Ensuite, la libéralisation du secteur sera créatrice d’emplois. Les entrepreneurs retrouveront la liberté dont ils sont privés depuis si longtemps. Les dealers des quartiers pourront sortir de la clandestinité et se reconvertir dans le commerce au grand jour. Si nous voulons lutter contre le chômage de masse, il est important d’enlever les chaînes législatives et fiscales qui découragent les entrepreneurs en herbe.

 

En outre, les sociétés créées effectueront des recherches sur leurs produits et chercheront à les améliorer. Cela donnera jour à des produits mieux contrôlés, et donc plus sains. Cela pourra se révéler d’autant plus utile que, en matière médicale, le cannabis peut avoir de nombreuses utilisations pratiques, comme en cas de douleurs physiques à atténuer par exemple.

 

Enfin, dans une société libérée, où le cannabis n’est plus ni prohibé ni tabou, il deviendra plus aisé pour les associations de mieux renseigner les individus sur les consommations qui peuvent devenir problématiques si elles dépassent le stade de la consommation récréative.

 

Voilà ce pourquoi les libertariens et les libéraux sont favorables à la libéralisation du secteur des drogues. Contrairement à la famille socialiste, dont l’objectif principal consiste à taxer un des rares secteurs qui échappe encore à sa rage spoliatrice, nous estimons qu’il s’agit d’une matière qui est du ressort des individus. Vous êtes maîtres des conséquences de vos choix de vie ; ce n’est pas aux politiciens de carrière ni même à l’État de diriger vos existences !

 

par Alexis Grabinszky, Trésorier du Parti Libertarien

 

 

Ce poste a été rédigé par
Les commentaires sont fermés.