LibertyCon 2018 – compte rendu

LibertyCon 2018 – compte rendu

Dans cet article, Cédric Pissoort, coordinateur de Européan Student For Liberty pour la Belgique, nous fait un petit compte-rendu de LibertyCon 2018, la plus grande conférence libertarienne en Europe, et nous livre ses premières impressions sur cette expérience hors du commun!

Organisation du voyage

Avant de raconter comment était l’organisation de LibertyCon et le genre de conférence auxquelles on assistait, j’explique comment je me suis organisé pour faire le voyage et avec qui je logeais. Cela sera utile pour comprendre l’état d’esprit dans lequel je baignais durant tout le voyage.

Étant le seul belge francophone à partir, et connaissant moins bien les responsables de ESFL Belgium, il était plus commode de m’organiser avec les français pour le logement. L’idée de partir tout seul et m’organiser pour tout, en plein milieu de la Serbie, ne me tentait pas trop.

Première ambiance à LibertyCon

A LibertyCon, on vient assister à des conférences et faire connaissance avec d’autres libertariens. Cependant, pour ce dernier point, ce n’est pas toujours aussi simple. En réalité chaque groupe s’organise de son côté et je trouve qu’il n’y a pas autant d’interaction entre les groupes des différents pays qu’on pourrait l’espérer.

Concrètement, j’étais tout le temps en train de passer d’un groupe à l’autre. Les Français de SFL et puis les flamands de LVSV/SFL. J’ai pu comparer les deux mentalités, qui étaient différentes malgré le consensus idéologique.

Les flamands étaient là pour travailler, aller aux conférences et pour mieux comprendre le libéralisme. Les français étaient…plus détendus. LibertyCon permettait de se détendre et faire des activités qu’on ne ferait jamais autrement. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit qu’on a pu aller dans un stand de tir, qui était une expérience exceptionnelle !

Les conférences de LibertyCon et l’organisation en tant que telle

Comme l’année passée à Prague, toujours en anglais et dans des sujets politiques et philosophiques qui ne sont pas toujours simples. Autant dire que ceux qui allaient chaque soir dans des bars et boites de nuits avaient plus de mal à se concentrer la journée… Je trouvais que l’année passée à Prague était globalement meilleure. L’université était plus grande et la ville plus belle.

Une autre remarque que j’aurais à faire sur les sujets de conférence (autant cette année que l’année passée), serait peut-être de réfléchir à un meilleur ciblage de l’auditoire à qui parler.
A priori, quelqu’un qui fait l’effort du voyage jusqu’en Serbie, en payant cher et/ou en partant de nuit, est déjà convaincu. Il est donc peu utile de faire un discours général quant à l’éloge du capitalisme, plusieurs conférences de suite. L’auditoire est déjà convaincu par définition.

Néanmoins, cela reste un évènement immanquable pour les étudiants libertariens en Europe, et c’était une bonne décision pour ma part d’y aller encore cette année. On y réunit l’élite libertarienne et les orateurs sont exceptionnels, comme cette année avec David Friedman. Cela permet de renforcer les liens avec ceux qu’on connait trop peu et qu’on a peu souvent l’occasion de voir (du moins en vrai et pas seulement sur Facebook). C’est un évènement auquel il faudra encore participer les prochaines années !

Conférences marquantes

« The libertarian movement : where we are, where we are going » par James Lark

Toute une reflexion sur le rôle des libertariens et sur la politique. Les libertariens devraient fuir la politique. La vie serait tellement mieux si on pouvait parler de sujet qu’on aime, nos passe-temps et notre vie, au lieu de devoir parler politique. La politique ne devrait même pas exister et il faut donc l’éviter en vivant sans elle tant que faire se peut.

« Feud law :Real world legal systems that were private an decentralized » par David Friedman

Un résumé de son analyse sur les systèmes judiciaires historiques sans état. Sujet fondamental pour les anarcho-capitaliste qui doivent proposer une alternative crédible à un des domaines les plus régaliens de l’état. Si même pour le système judiciaire on arrive à trouver des alternatives complètement privées, on a définitivement plus besoin de gouvernement et d’état!

(débute à la trentième minute)

« Legalization is the new prohibition. Why the axiom ”tax and regulate it” as the mantra for legalization of cannabis is fatally flawed » par Marc Emery

Passer par la voie légale est contreproductive, la voie illégale est parfois mieux. D’ailleurs, lorsqu’on analyse les comportements des prisonniers dans les prisons, ils se comportent de la façon dont la justice devrait vraiment fonctionner. On recherche de l’aide pour se protéger et on finit par mériter la protection que l’on reçoit. La réputation joue aussi un rôle très important. Les libertariens devraient aller plus souvent en prison pour y apprendre le fonctionnement des règles de justice et pourraient donc mieux s’en inspirer… Un point de vue intéressant mais loin de faire l’unanimité dans l’auditoire 😉

Envie d’en savoir plus?

  • Le blog d’European Students For Liberty avec des liens vers les vidéos des présentations: https://www.studentsforliberty.org/2018/04/25/triumph-liberty-heart-belgrade/
  • Les photos et vidéos sur la page Facebook de ESFL: https://www.facebook.com/EuropeSFL
  • Le site officiel de LibertyCon: https://libertycon.net/

LibertyCon2018-picnic

 

 

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