Que faut-il faire (et ne pas faire) en cas de faillite d’une banque ? Le garde fou de la faillite fonctionne-t-il vraiment sachant que les dirigeants s’assurent un atterrissage confortable ? Comment éviter la ruine des épargnants/retraités/investisseurs dans ce cas ?

La première chose à faire, c'est de rappeler que la faillite est le mode normal de régulation d'un marché. En 5 ans, rien n'a été fait pour faciliter la mise en faillite des banques zombies. Au contraire, les autorités ont systématiquement pris le parti de réduire les risques et de renforcer les garanties publiques. Il faut permettre la faillite et c'est aux épargnants de s'assurer que leur banque est solide. Pour les aider, nous demandons que soit repris sur tous les relevés, le taux de réserve appliqué à leur compte. (Cette simple mesure va bouleverser le fonctionnement du secteur bancaire pour le rendre moins dangereux pour les épargnants) A titre transitoire, il existe une liste européenne des banques systémiques. Les banques reprises sur cette liste peuvent jouir d'un mode de liquidation particulier qu'on appelle le bail-in et qui consiste à garantir la continuité de l'entreprise mais en faisant prendre les pertes par les actionnaires et les créanciers plutôt que par les contribuables. En échange de ce gage de survie, les banques reprises dans cette liste devront être démantelées par leur autorité de contrôle. Le but est de retourner vers un tissus de petites banques dont chacune peut faire faillite sans entraîner tout le système économiquement dans sa chute. Ainsi, on pourra retrouver un système bancaire sain dont les profits proviennent des services rendus aux épargnants et plus des accords de copinage avec le gouvernement.
Ce poste a été rédigé par
Président du Parti Libertarien.
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